Il y 20 ans Nelson Mandela sortait de la prison et fit ce 11 février 1990 sa première déclaration sans haine et amertume.Le monde entier suivait le décor de cette libération avec grand intérêt, car l´Afrique du Sud tournait la page de l´apartheid de triste mémoire.Mandela devenait le symbole du pardon et de la reconciliation.L´histoire de Mandela représentait cette d´un icône qui a restitué à son peuple en particulier et aux africains en général plus des libertés. Aujourd´hui que faut-il retenir de cette histoire ?Le nom de Mandela évoque la promesse d´une nouvelle Afrique du Sud reconciliée, tolérante.Après avoir diabolisé les noirs, le Président Féderic De Clerc a pris la décision en ce début de février 1990 après plusieurs négociations de libérer Nelson Mandela qui luttait dès 1964 contre la domination des blancs sur les noirs et des noirs sur les blancs, donc pour une société offrant l´égalité des réussites à tout le monde.Mandela a prôné le pardon, car le jour de sa libération , il demanda en ces termes aux blancs : « Nous appelons nos compatriotes blancs à se joindre à nous «
A contrario, dans certains pays africains où les expulsions des étrangers en situation légale qui contribuent au développement des pays , se sont observées avec beaucoup d´inquiètudes, telles au Zimbabwe avec la réforme agraire de Robert Mugabe, au Cabinda où beaucoup des congolais en situation régulière plausible considérés comme des cafards à écraser ont été renvoyés chez eux manu militari, en Afrique du Sud sous Thabo Mbeki en 2008 avec la chasse aux étrangers ,nous nous posons cette question : Où va donc l´Afrique actuelle qui ne finit pas avec cette malédiction de l´intolérance ?
Cependant le leadership de Nelson Mandela a inscrit l´Afrique du Sud dans la spirale des nations emergentes. Le pays est redevenu la locomotive de l´Afrique.C´est sa conscience d´homme d´Etat , sa vision politique qui ont rétabli la confiance entre sud-africains et conduit la nation arc-en-ciel au changement en prônant des grandes réformes notamment en permettant au nouvel establishment sud-africain de s´assumer et de se préparer à l´alternance générationnelle, car dans beaucoup des pays africains,il n´existe pas le système de fonctionnement de releve politique, les vieux pachydermes se cramponent au pouvoir.Il y a aussi le cas des Chefs d´Etat qui modifient les constitutions au gré de leurs intérêts , érigent des constitutions sur mesure afin de se maintenir aussi longtemps que possible au pouvoir.L´histoire de tous ces tyrans ne sera pas comme celle de Nelson Mandela .
Professeur José Fl.Kaniki g.
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