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18 FEVRIER 2006 – 18 FEVRIER 2010 : Quatre ans déjà depuis que « KABILA » a promulgué la constitution de la 3ième République !

Jour après jour, partant de la date de sa promulgation par « KABILA », la constitution de la 3ième République totalise aujourd’hui quatre années. Dans son exposé des motifs, il est clairement défini que « la constitution ainsi approuvée s’articule pour l’essentiel autour des idées forces qui sont :

- De l’Etat et de la souveraineté ;

- Des Droits humains, des libertés fondamentales et des devoirs du citoyen et de l’Etat ;

- De l’organisation et de l’exercice du pouvoir ;

- De la révision constitutionnelle. Etant investis de la prérogative que possède le commun des mortels à pouvoir juger les actions des animateurs de différentes institutions établies dans la communauté, nous nous sommes permis de ménager une piste d’évaluation afin de jeter un regard rétrospectif sur l’organisation et le fonctionnement de l’Etat sur base des idées forces susdites contenues dans l’Acte créatif qui est la constitution.

PRIMO : De l’Etat et de la souveraineté Sur ce point, l’exposé des motifs de la constitution affirme que « … le constituant a structuré administrativement l’Etat congolais en 25 provinces plus la ville de Kinshasa… ». En guise de complémentarité, l’article 226 prévoit une période butoir de trente six mois, à dater du jour de la promulgation de la constitution, pour la vulgarisation du nouveau redécoupage mentionné à l’article 2.

Maintenant, devant l’opinion tant nationale aussi bien qu’internationale, nous émettons la question de savoir : où en sommes-nous avec le redécoupage de la RDC tel que prévu dans la matière constitutionnelle après quarante-huit mois suivant la promulgation de la constitution ? Il n’est donc pas insupportable de brandir, comme d’autres éminents juristes, que la RDC est juridiquement inexistante, pas plus qu’il n’est pas illusoire de soutenir que l’épineux problème de la rétrocession des recettes nationales soulevé dans cette rubrique traîne encore dans une atmosphère nébuleuse.

Le comble en est que la souveraineté de la RDC est plus que jamais remise en cause par ses voisins en matière des tracés frontaliers sans qu’une urgence 2 consistante ne soit décelable de la part de « celui » qui se fait passer pour le garant de la Nation en déclarant urbi et orbi de veiller à l’intégrité et à la souveraineté de la RDC comme il veille à la prunelle de son oeil. En cette matière d’atteinte au principe d’intangibilité des frontières, les rwandais ont remporté le suffrage sous la couverture tutélaire de leur valet intronisé maître suprême (par le monstre hideux appelé la Communauté Internationale) en RDC et pourquoi pas maître éternel si c’était possible, que dis-je ?

Ces nilotiques sont secondés par les angolais qui, comme il est de notoriété publique, ont raflé le territoire de Kahemba (dans la province du Bandundu) et plusieurs autres villages dans la province du Bas-Congo. Les ougandais ne sont pas en reste pour nous rivaliser les ressources du Lac Albert et très récemment, les soudanais ont emboîté le pas pour « ingurgiter » le village de Kimba situé dans la Province Orientale. Où est alors la volonté politique de « KABILA » (tant vénéré par ses dithyrambes de la trempe de Lambert MENDE OMALANGA) sur l’application de l’article 85 qui s’attelle sur les circonstances graves menaçant immédiatement l’indépendance et l’intégrité du territoire national ? Le « patron » des médias et de la presse congolaise a dit ou dirait peut-être que les opérations militaires conjointes sont une preuve irréfutable (sic) de la volonté politique de « KABILA » à restaurer la paix mais avec quel bilan ? Hormis l’inconstitutionnalité et l’échec de cet accord d’opérations susdites, pourquoi n’ont-t-elles pas été planifiées, comme le chef de gare John NUMBI le sait, pour pacifier également l’Ouest du pays ? Réflexion oblige…

SECUNDO : Des Droits humains, des libertés fondamentales et des devoirs du citoyen et de l’Etat

Toujours selon l’exposé des motifs de la constitution en concerne, cette deuxième idée force tient à « l’attachement de la République Démocratique du Congo aux Droits humains et aux libertés fondamentales tels que proclamés par les instruments juridiques internationaux auxquels elle a adhéré ». Bien que l’ancien arsenal judiciaire ait été écroulé par « KABILA » au profit de la nomination d’une nouvelle pléiade de corps judiciaires, la nouvelle réalité du terrain reflète-t-elle une justice indépendante, impartiale, distributive, transcendantale et non assujettie aux politiques ? Faut-il aussi s’assurer que la page des arrestations arbitraires, des tortures, des tueries, des enlèvements, des viols, de la corruption et de la concussion a-t-elle été tournée ? Aux esprits élevés et bien disposés d’en jauger la teneur. 3

TERTIO : De l’organisation et de l’exercice du Pouvoir

Parmi les préoccupations majeures qui président à l’organisation des institutions (Président de République, le Parlement, le Gouvernement, les Cours et Tribunaux) de la RDC, il a été retenu ce qui suit :

1. Assurer le fonctionnement harmonieux des Institutions de l’Etat ;

2. Eviter les conflits ;

3. Instaurer un Etat de droit ;

4. Contrer toute tentative de dérive dictatoriale ;

5. Garantir la bonne gouvernance ;

6. Lutter contre l’impunité

7. Assurer l’alternance politique

Il est vraiment accablant de constater qu’aucun de ces 7 paramètres énumérés n’est vérifié dans les affaires courantes de l’Etat. A notre humble avis, c’est d’abord l’impunité qui a flétri tous les principes de gestion démocratique de l’Etat congolais en sorte que plusieurs animateurs, profitant de leurs affinités (politiques, ethniques,…), se sont assujettis une position régalienne supérieure à la loi. Ces barbouzes se distinguent par des actes qui n’honorent ni la dignité du peuple congolais ni les intérêts vitaux de l’Etat.

Ensuite vient aussi l’entorse à la séparation des trois pouvoirs classiques (Législatif, Judiciaire et Exécutif) y compris l’indépendance du pouvoir judiciaire. Le pilier de toutes ces entraves à l’avènement d’un ordre réellement démocratique n’est que le « locataire » de la résidence Gécamines communément appelée GLM à Gombe. Personne n’est dupe pour manquer de comprendre tous ces enjeux qui plongent irréversiblement la RDC dans l’ignominie la plus fulgurante.

QUARTO : De la révision constitutionnelle Il n’y a pas longtemps, le peuple congolais a assister à une vive protestation de certains patriotes congolais tant au niveau de l’opposition institutionnelle aussi bien que non institutionnelle contre la tentative puérile de « KABILA » à vouloir amender la constitution pour porter à 7 ans la durée du mandat présidentiel, quelle exhalaison pestilentielle !

A moins qu’il soit un perroquet, « KABILA » doit savoir que l’exposé des motifs du manuscrit qu’il a promulgué stipule que « …pour préserver les principes démocratiques contenus dans la constitution contre les aléas de la vie politique et les révisions intempestives, les dispositions relatives …au nombre et à la durée des mandats du Président de la République…ne peuvent faire l’objet d’aucune révision constitutionnelle ». Est-il incorrect ou 4 dérisoire de dire qu’un chef d’Etat qui se permet de violer un principe démocratique de cette teneur aussi capitale est atteint de l’instinct du pouvoir pour le pouvoir ?

Après cette analyse tellement incomplète et susceptible d’être éclairée ou critiquée par les uns ou les autres, nous invitons solennellement l’élite congolaise de l’intérieur et de la diaspora à surpasser leurs divergences pour voir d’abord en synergie le danger implacable que court notre cher et beau pays la République Démocratique du Congo : mais c’est sa mise à mort et sa balkanisation ! Cette conscientisation, tirée du livre-mystère d’Honoré NGBANDA : « Crimes organisés en Afrique centrale. Révélations sur les réseaux rwandais et occidentaux » et sur base duquel nous avions autrefois réalisé un travail de fin d’études assez intéressant, n’est pas un mot en l’air mais bien une réalité. Que chacun se pose les questions suivantes : qui dirige la RDC ? Qui dirige le sénat congolais ? Quel est le mystère qui entoure le président honoraire de l’Assemblée Nationale ?

« KABILA » doit savoir que ce n’est pas une grande armée qui sauve le roi. Ce n’est pas une grande force qui sauve le héros. J’aurai pu lui spécifier cette vérité biblique dans le livre de Psaumes mais puisqu’il est « YOUSSOUF », il n’a qu’à en entendre l’écho jusqu’à ce que la trappe se referme sur lui.

Réveillons-nous, saisissons-nous, conscientisons-nous et mobilisons-nous pour l’action finale de la libération de notre pays de l’emprise des forces occultes ! L’histoire nous donnera raison dans l’avenir.

Fait à Kinshasa, le 18 février 2010

Raoul MADE NI

Compatriote

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